Départ : Grande Serenne (1530 m)
Longueur : 166 km
Denivelé : 8800 m
Topos associés
Sortie du mercredi 01 octobre 2008
Conditions terrain
De la neige à partir de 2600 m sur la partie frontalière Queyras/Ubaye/Piémont. Le reste du Queyras est sec hormis qlq zones sur les versants Nord boueuses
Compte rendu (par sanfroic)
Depuis le retour aux affaires de JBF, je savais qu'il avait un trip Ubayo/Queyrasso/Piémontais en tête pour la fin de l'été (il le peaufine depuis 3-4 ans... par des recos minutieuses sur le terrain).
Prévu début septembre initialement, ce raid fut reporté au we dernier pour plusieurs raisons et entre autre afin que M. Ricil ait le temps de revenir de sa Mayenne d'adoption et que M. Seb (alias Joebar) finisse d'emménager, seul hic Pïerre déclare forfait pour cause de boulot, tout comme Shama.
J1 :
La météo est enfin de la partie après cette fin d'été pourri, RDV est donné au Péage de Vizille à 6h puis au Monet pour co-voiturer jusqu'en Ubaye, non sans quelques doutes suite aux prévisions de MF Briançon & co, pessimistes pour le J1...
Sur place, on constate qu'un retour d'Est a blanchi copieusement le secteur frontalier à partir de 2600 m, ça tombe bien on va passer par là et monter à plus de 3000 !!!
Le doute s'installe déjà dans l'esprit de Seb...
Le portage du Girardin se passe pas trop mal sauf pour ma poche à eau, ça commence fort après le bris de chaîne de Seb au pied du col !!
Au sommet, aucun doute, la neige est bien présente, le froid aussi.
Les "bonus-tracks" prévus initialement sont abandonnés pour cause du temps, de la neige et de démotiv'.
Le début se fait sur des œufs dans 10 cm de fraiche puis la neige disparait du sol au niveau du Lac Ste Anne mais une tempête de grésil puis des flocons nous accompagnent jusqu'au Fond de Chaurionde, le Briançonnais étant bien gris au loin, ça caille...
Miracle, en arrivant au-dessus de Ceillac, le ciel se déchire, la pause casse-croute s'impose au soleil enfin de retour, normal il fait toujours beau dans le 05.
Le col des Estronques, tel un vrai billard (remis en état depuis mon passage en juillet) est avalé à grand coup de bourrinage (manque plus que 10 m... mais que c'est raide !!).
La DH est toujours aussi joueuse et raide mais des rigoles bien profondes cassent quelque peu le plaisir.
La nuit grand confort et au chaud dans le gîte, La Baïta du Loup est la bienvenue.
J2 :
Ciel bleu "marine" ce matin mais -2°C au thermomètre, le Caramantran est "mort blanc", le doute sur la faisabilité du trip est de plus en plus présent dans nos esprits.
C'est les pieds dans la neige qu'on atteint Chamoussière... La DH sera rock'n'roll pour Seb mais pas tant pire finalement dans les gros blocs de schiste poudrés.
Itou pour le Vieux mais avec en plus de la boue gluante au niveau des lacs.
Concours de jump sur la passerelle finale, ça failli mal finir pour ma pomme par excès de générosité...
C'est confirmé, faut revoir nos plans, le passage en Italie (par le col Valante) est "mort", faut trouver autre chose à se mettre sous la dent...
A nous 4, on va bien trouver quelque chose à faire pour les 2 jours qui restent, le Queyras n'est pas le paradis du VTT pour rien, seul truc faut trouver des gîtes ouverts, les nuits sont fraiches ces derniers temps...
Ni une ni 2, on file à l'OT d'Abriès en espérant trouver notre bonheur.
En route, on trace l'iti. idéal de secours, les gîtes ad-hoc étant encore ouverts.
Pour ne pas perdre complètement l'après-midi du J2 avant de se rendant au gîte, on passe par le GR58 balcon au-dessus du Guil afin de défricher le Sentier de découverte de Ville-Vielle.
Une clôture mal placée a bien failli guillotiner Seb au passage... au taquet dans sa roue, je me retrouve au tas, la tête dans ses rayons...
Heureusement pas trop de bobos enfin sur le coup !!
Nuit glaciale au gîte sympa cependant, le chauffage étant en option, normal le proprio est en short/t-shirt dès le matin !!
J3 :
Toujours la même config le matin, grand ciel bleu et températures négatives, heureusement on attaque par une montée, ça réchauffe...
D'un coup, mon pédalier semble avoir pris du jeu, en effet la manivelle de droite bouge pas mal, un resserrage ne fait rien, bourrinage proscrit pour la suite dixit JBF, c'est pas gagné mais faut que ça tienne encore 2 jours !!
La chute de la veille a finalement laissé des traces.
Le tricotage Bucher > Fromage par la variante free-ride > Solliet, Bramousse > Chambrettes > re-Fromage effectué (Les Chambrettes sont rouge écarlate versant Nord, comme le Spé qu'elles ont mangé :wink:), j'ai vu les myrtilles de prêt.
Reste en dessert, le festival d'épingles des Aiguillettes à avaler avant de se taper la remonter par la route (200 m de D+ à l'ombre, glaciale) jusqu'au Refuge de la Cime du Mélézet.
Le Refuge, authentique mais accueillant est vraiment sympa et la bouf est extra, la soirée Gummy dans le gîte abandonné par ses proprio fut un grand moment de déconnade en tous genres, la fatigue sans doute !!
J4 :
Comme ça pèle tjs autant au petit matin, pas trop envie de redescendre à Ceillac comme l'avait fait la Loose Team en août 2006.
Tibougnat, contacté la veille, nous déconseille pourtant fortement le Pas du Curé Tibougnat a dit :Le portage est infecte et la descente est pourrie de chez pourrie, Marinette a failli divorcer sur ce coup-là...
Le proprio du refuge nous dit que c'est une classique du coin !!!
Il n'a pas dû percuter qu'on montait le VTT là-haut :lol:
On fait quoi alors ??
Je veux voir le Lac Miroir et Seb ne veut pas geler sur place, quitte à porter pendant des heures... pour une fois et puis c'est un truc pour JBF ça, depuis le temps qu'il voulait le tester...
Vendu, on couple au plus court par les pistes "mort-raides" de la station, passage par Lac Miroir (somptueux) avec le Pas du Curé en point de mire, ça l'air d'être bien raide ce truc ?!?
Seb va en avoir pour son argent, c'est du portage explosif comme Jip adore :lol:, Tibougnat n'a pas menti mais ça passsssssse...
Enfin façon de parler !!
La DH ne restera pas dans les annales (50 m linéaires inroulables) mais au moins on prend au plus court avant d'attaquer le Pic d'Escreins, l'heure tourne faut finir avant la nuit !!
Le portage dans la cascade asséchée est atypique mais sympa, la suite l'est un peu moins car il faut virer les rubalises d'un trail récent, accrochées tous les 5 m, un peu partout jusqu'au sommet du Pic, Ricil en serait resté mal sinon !!!
Il est 13h et ils nous restent encore pas mal de route et du costaud avec la "via-ferrata" au-dessus de Basse-Rua et le Vallon de Serenne à se farcir...
Seb nous avait annoncé la veille du vrai T5 dans cette DH avec des épingles de la mort, gamelle interdite mais on a mis un point d'honneur à passer le maximum d'épingles, pas forcément raisonnable tout ça...
Ultime portage (à sec, pas de flotte au refuge de Basse-Rûa !!) pour rejoindre le Vallon Laugier avec là-bas, tout au fond 2 pierres qui ressemblent à des randonneurs nous observant depuis le col de Serenne !!!
L'ombre est glaciale au col mais le soleil éclaire encore le Lac des 9 Couleurs, on fera donc un "groupir" au lac sauf que JBF ne nous voyant pas au col, bascule sur Gde Serenne à nos trousses !!
Heureusement, j'arrive à temps pour lui dire de nous rejoindre au soleil pour achever nos "vivres de combat" qu'on se trimbale depuis 4 jours, orgie chocolat au programme, faut rien garder...
La 1re partie de la DH est une succession de ST enivrants sur une pelouse accueillante puis c'est bienvenu au royaume de la caillasse déversante avec les patous au cul...
19h, retour à la voiture heureux de notre trip même si le programme a été chamboulé à la dernière minute, mon pédalier a tenu le coup, ouf... RDV est fixé début septembre 2009 pour l'Infernal Ubayo-Piémontais cette fois-ci !!
Nota : A la voiture, un habitant du village vient nous voir et nous demande par où on est passé par curiosité. Sa copine nous ayant vu partir le vendredi matin et ne nous voyant pas revenir, avait envie d'alerter le PGHM... sympa la bienveillance montagnarde, la prochaine fois, on les préviendra au cas ou !!!
La vidéo de JBF














