Départ : Chapelle Saint Anne (1752 m)
Longueur : 23 km
Denivelé : 1300 m
Massif : Ubaye / Orrenaye / Alpes Cozie
Sommets associés : Grand Bérard
Topos associés
Sentiers associés :
Sortie du lundi 26 août 2013
Conditions terrain
Sentiers en très bon état, descente impeccable !
- Col de la Pare (versant N) : partie inférieure : Bien tracé, mais pas mal de pierres.
- Pas du Reverdillon (versant O) : Très bien tracé. Beaux replats roulants. Portages peu pénibles.
- Grand Bérard (arête S) : Sans les vélos. Superbe panorama au sommet.
Compte rendu (par pluc)
Iti suivi : Identique à l'itinéraire principal du topo, avec le sommet à pied
Après 2 jours (J1, J2) passés à s'éclater entre les plages du 05, il était temps de passer à des choses plus sérieuses : un sommet bien alpin, à plus de 3000 m d'altitude (mais... crotte de bike ! même pas fait à vélo).
Le 19 juillet 2006 (donc avant que le topo fût publié sur VTTour), j'avais effectué, en compagnie de Christine, le très classique tour pédestre du Grand Bérard, avec l'ascension du sommet. Je n'imaginais pas trouver, dans le vallon du Bérard, un sentier aussi bien tracé et entretenu, et j'avais beaucoup regretté mon vélo (mais comment savoir ? aujourd'hui, grâce aux sites de partage de traces... et à VTTrack, j'aurais immédiatement trouvé l'info), d'autant plus que, à pied, le tour est long et fastidieux (comme toujours d'ailleurs :wink: ).
Depuis ce jour, j'avais le projet d'y revenir, pour effectuer le tour à vélo, en sens inverse du sens pédestre classique, avec la partie sommitale , absolument inroulable, à pied.
Nous logions à Châteauroux, dans la vallée de la Durance, et devions redescendre à Marseille dans l'après-midi. Pour nous rendre au départ, nous avons pris l'itinéraire le plus direct, et probablement le plus rapide : la route stratégique du Parpaillon.
Adrien (il avait 17 ans) et moi, le 24 juillet 2008, avions déjà remonté le versant ubayen à vélo et traversé le tunnel, long de 520 m, avant de descendre par le sentier du Col de Girabeau (voir l'itinéraire). Mais, comme nous ne ferons JAMAIS la traversée intégrale à vélo (étant incapables, ni l'un, ni l'autre, de remonter un truc aussi dur, sans une descente intéressante à la clé :ill: ), c'était l'occasion inespérée de la faire autrement.
J'avoue m'être régalé, au volant de notre vieux Kangoo du siècle dernier (1999, millésime 2000, moteur essence, 1.4 l, presque 220 000 km), à qui mon épouse Christine a toujours reproché de "ne pas avancer". Ce véhicule, tel nos vélos, mauvais sur les terrains roulants, a montré toutes ses qualités montagnardes sur cette route raide et cassante. Il est monté, a traversé les gros trous emplis d'eau du tunnel, puis est redescendu, sans la moindre hésitation.
Le tour du Grand Bérard à vélo, avec le sommet à pied, est une superbe randonnée alpine, sans les inconvénients habituels de la randonnée pédestre, fonds de vallons interminables et descente fastidieuse :ill: , avec, au contraire, tous les avantages du vélo, portion de piste vite avalée, traversée rapide et efficace des replats, et, surtout, une belle descente, particulièrement roulante et ludique dans le cas présent :happy: . Le sommet atteint, la suite n'est plus que du bonheur.
Nous avons trouvé le sentier du vallon du Bérard en parfait état, fraîchement retracé par endroit.
Toute la très longue section, qui traverse les nombreux torrents de la rive droite, doit nécessiter un entretien considérable ; il n'y avait pas le moindre obstacle 8O . C'était hyperludique, avec tous les creux des torrents, et même une grosse lauze qui faisait tremplin.
Les troncs des mélèzes, couchés par une avalanche, avaient été tronçonnés.
Bravo et merci infiniment aux agents de l'ONF, qui, paraît-il, effectuent tout ce travail d'entretien. Le matin, leur voiture était garée au bord de la piste. Deux messieurs du CAF Ubaye, rencontrés au sommet, apparemment montés pour faire de la cueillette (un éventuel attrait supplémentaire de cette course :wink: ), nous ont dit qu'ils étaient encore, le jour même, à l'oeuvre sur le sentier.
Pour le confort de la marche, j'avais choisi de troquer mes pédales automatiques contre des pédales plates avec demi-calepieds, "à l'ancienne" (trop laid sur mon 575 :oops:). Adrien avait emporté dans son sac une paire de chaussures de randonnée légères ; il a bien fait de garder ses pédales auto, de façon à effectuer, comme d'habitude, la presque totalité de la montée sur le vélo. Cela dit, le sommet doit pouvoir se gravir sans problème avec de bonnes chausures munies de cales.









