Départ : St-Nazaire Le Désert (580 m)
Longueur : 50 km
Denivelé : 2100 m
Massif : Diois
Sommets associés : Le Grand Delmas (Montagne de Couspeau)
Topos associés
Sentiers associés :
Sortie du jeudi 10 mai 2018
Conditions terrain
A peine humide par endroit suite aux fortes pluies des jours précédents
- Col du Gourdon : Fait à la montée , roulotte dans ce sens , les cuts ont été pris par le groupe d'ânes (des vrais...) qui me précédaient ..Sinon bon état.
- La Grande Combe : Excellente, je la trouve très propre , un travail de nettoyage a été réalisé , même les T5 restent accessibles , malgré un peu d'humidité sur les mousses. Sentier non balisé au départ mais un gros cairn indique l’accès, et c'est parti pour 5 km de descente , je dirais même que sa réputation de marteau piqueur est usurpée. les épingles sont sympas dans une belle ambiance de sous bois , le soleil de fin de journée est top , bon éclairage.
- Les Pradaux > Moury : Très bon single pris à la montée mais il est agréable dans les 2 sens.
- Serre Delègue (versant Sud) : Partie Basse bien sèche , joli point de vue sur l'église de Rocheforcat
Compte rendu
Iti suivi : Même itinéraire raccourci à cause dtu temps
Superbe tour panoramique que l'on peut compléter par une visite des 3 Becs (mais je les avais déjà parcourus récemment avec redescente sur Saillans via Laveuse et Pas de la Motte sur GR9).
13 baudets, 9 heures, 5 kilomètres, 3 Becs , 2 loups et un rider heureux
Voilà un condensé de ma journée réfléchie depuis qqes mois , même si le but ultime n’est pas atteint cause météo sur la fin , le plaisir était là tout le temps même dans les moments quelque peu mouvementés comme souvent dans les grandes traversées que j’aime faire à mon rythme..
C’est parti.
La fenêtre météo est bonne donc décollage 9H30 (pas très tôt , mais départ de Lyon le matin) de St Nazaire Le désert, je croise un couple de VTTistes les seuls de la journée. Bout de route, puis succession de pistes bien balisées VTT en direction de Barrier , j’ai le bonjour des ânes qui ont l’air d’habiter dans cette grande ferme, je poursuis mon chemin sur le joli single Moury-Les Pradaux , il vaut son 9/10 même en T2.
Aux Pradaux je repère le single descendant à ma gauche depuis Serre Delégue et à ma droite les Pradaux qui me ramèneront au retour vers St Nazaire le D , mais dans longtemps ????. Maintenant je vais tout droit par une petite DH de la combe du Four sympa et variée qui arrive sur l’église de Rochefourchat. Cligno à gauche et c’est la longue piste remontante qui va m’entrainer vers le Col Jeannin (feinteur car on pense que c’est le dernier mais non la montée continue ..) ; A 1104 m prendre le single caché et la piste qui tombe sur les Drayes , Col de la Chaudière plein cagnard et plein de voitures au parking , c’est parti pour un portage plutôt régulier avec des marches hautes du Pas de la Siara , peu de monde en vérité , ils sont tous encore sur les 3 Becs , derrière moi le Grand Delmas impose sa silhouette et on devine le single final qui est assez pentu ..ce sera pour ce soir .. si le temps le permet car les nuages se regroupent pour manifester leur mécontentement, ca grogne , ca gronde ..
Arrivée au synclinal , du monde mais pas de remarques idiotes , les gens commencent à s’habituer aux VTT en montagne , il y a toujours un cependant qui sort une petite vanne devant les amis . :
« vous ne vous appelez pas Ravel ? «
« non pourquoi ? «
« car ce serait le beau vélo de Ravel « (enjoy …)
Tout en appréciant la portée symbolique de cette vanne , je descends rapidos jusqu’au point de départ de la Grande Combe , un gros cairn marque l’endroit malgré l’absence de panneau c’est là :
En fait il est extra ce single descendant de 5 Km , des pierres beaucoup de pierres mais pas que , de la mousse , une ambiance irréelle , je le trouve plutôt propre , un peu technique dans les 2 T5 avec l’humidité des pluies passées , j’ai adoré , mais en bas il faut remonter logique : 780m de déniv sur piste d’une traite , je regrette de m’être pas arrêté à l’Auberge des Dauphins , tant pis je m’arrêterais au Refuge des Princ es , et motivé par mon coca badoit qui m’attend là haut , je roule, je pousse, je marche , je re roule , finalement la lumière est belle à cette heure dans les grands arbres.
Mais déception, consternation ! Du refuge des Princes il ne reste que le toit et 4 murs abri sommaire mais sans doute utile en cas de mauvais temps. Déception mais faut rebondir , hop , hop , Pas de Barry , joli panorama au coucher de soleil , mais il était encore haut , mais ce la craque bien en face.
En attendant je m’attaque le Pas de Barry non coté non répertorié , assez sale et pentu , il devient par endroit intéressant et technique avec des roulements à bille qui accélèrent les mouvements entre T4 et T5 NR , une partie longeant les barbelés incite à la prudence mais globalement c’est une bonne liaison à la descente , à la montée je préfère nettement le Pas de Siara . Au beau site de Fondoresse je tourne à gauche , tente une piste logique pour remonter jusqu’au Col de la Chaudière , un premier portail que je passe je poursuis sur 300 m et paf le chien , non pas une seconde clôture cadenacée celle-là faut que je remonte dans l’autre sens , je me prends le très agréable single de Fondoresse qui suit le GR9 , à mi chemin paf une transhumance d’ânes et leurs bergers, rythme lent du paysan mais sur un bon single descendant c’est frustrant ainsi jusqu’en bas , à la remontée de l’autre côté je suis largué par ce même rythme , petit à petit ils me prennent des mètres , mais c’est vrai aussi que les ânes font des cuts dans les épingles à la montée moi qui accusait injustement les DHeurs (…) . Au col de La Chaudière je dialogue un bon quart d’heure avec mes devanciers , ils installent un enclos provisoire pour les ânes . En fait ils transhument de l’étang de Thau aux 2 Alpes à raison de 20 bornes / jour , ils ont la cuisine qui les attend le soir dans le J9 , ils me proposent de la salade de riz , cool .
Le ciel s’obscurcit au-dessus de nos têtes, ca gronde sur le Delmas, des éclairs mais pas encore de pluie, je file au plus vite , il reste des bornes , le Grand Chaban sera pour un autre jour , en attendant faut rentrer par la piste du Col Jeannin encore 300m de deniv eh eh , les jambes vont bien je devrais refaire la TransV 30 ans après (..) ; cela devient plus obscur , ma lumière Dekat arrière à pile fonctionne mais elle est rouge , mon AV qui se charge via l’USB s’est déchargée depuis un an donc en rade , heureusement je suis le bandeau clair de la piste éclairée par moments réguliers par la foudre , irradié mais impeccable (..) , quand au bout de la piste à 30 m de moi , 2 masses noires à queues très fournies , bref pas des chiens noirs , dès qu’ils me voient aussi surpris que moi ils bondissent vers le bas côté . Un peu stressé par la situation je me dis à la limite les loups sont plus craintifs vs les hommes que les chiens , ces derniers auraient grogné , se seraient arrêté du fait de l’effet de supériorité voir m'auraient coursé , j’en conclue que j’ai eu de la chance de voir des loups plutôt que des chiens errants . Positivons ..
C’est tout de même "armé" d’une branche bien robuste que je poursuis mon ascension , bien allongée sur mon tube supérieur pour éviter d’attirer la foudre , et les gants sur les pièces métalliques de mon cintre , je file ….. comme l’éclair. Au col Jeannin les éclairs redoublent. La descente sur Rochefourchat se passe sous la pluie qui s’invite au bal des maudits (…) , d’autant qu’à partir de là je ne connais pas très bien le parcours pour rentrer à la voiture , j’avais étudié les singles pas les routes. Une lumière dans la nuit dans ce micro hameau, la maison adossée à l’église Nowhere (..) , des gens à table qui sourient , bon je toque à la porte vitrée. Sympas ils me confirment mon choix de route il doit me rester 7 Km en descente sur route , ils me proposent de me descendre au village , je décide de poursuivre , la pluie reste intense mais l’orage est passé avec ses éclairs . Heureusement j’ai de bons vêtements une super polaire et une veste Vaude étanche à 20k ; les jambières , y a que les pieds qui baignent mais bon c’est la fin , je suis donc la route assez claire par chance , mais les rebouchages en bitume noir me faire craindre à chaque fois une bête quelconque tapie au sol , oh Marco tu te reprends , oui , Ok , on y va … .
Arrivée à 1km de la route principale la pluie redouble il pleut des chats et des chiens et des hallebardes aussi , les chaussures et les gants sploutchent sploutchent j’arrive à la voiture , heureusement un lampadaire pour monter le bébé et hop un coup de fil à la Dame des Bois que je prévenais régulièrement tout de même. Arrivée à 1h du matin à la "maïoun". No comment.
HDB
Avec : seul



















