Sortie du mercredi 04 mars 2026 (Hier)
Conditions terrain
mouillé
un peu de soleil
surtout du VENT qui a mon avis vu le terrain doit souvent soufflé
Compte rendu
INTRODUCTION
Rien de grandiose dans ce topo - ca aurait du etre une trace a plus de 1000 kms - c'est du bikepacking gravel hivernal - qui aurait pu etre grandiose -
il se dessine que je vais travailler cet été, donc pas de grand projet en vue - alors j'ai une envie soudaine de pédaler - pas trop loin de la maison - et j'essaie d'associer mon escapade avec une visite chez ma mère à Pau .
la météo ne m'aura vraiment pas fait de cadeau - depuis que je suis rentrée la météo est au beau - la beauté de la vie tient a un fil -
CHANGEMENT DE PLANS : LA COULEUR DE CE PETIT TOUR
initialement je voulais partir de Pau pour me rendre dans le desert de Bardenas -
ici ma trace projet www.visugpx.com/WoZwyXiW7y
Je suis quasiment a quelques détails, ce chemin de compostelle espagnol au depart de barcelone - ou camino del Jaume -
A pieds je ne le ferais pas car il y a beaucoup trop de routes et la trace est aussi trop a proximité de l'autoroute -
ce site offre des accommodations en auberge et des informations : lescheminsverscompostelle.fr/espagne/catalogne-espagne-pelerinage-compostelle
TOPO ET AVENTURES SANS DESSUS DESSOUS - PETIT CAILLOU EBOURRIFEE PAR LE VENT ET LA PLUIE
J0 auberge de jeunesse a barcelone - parfait -
j1 : 55 kms 800 D+ sortir de Barcelonne - j'aime pas la ville -
malgres un reveil matina, ce matin là je mets du temps a me preparer et à preparer mon vélo - La densité et la taille de la ville m'asphyxient, j'ai soif de grands espaces - Ma fourche est a plat, suis je une truffe ou peut-etre une debutante ? ma fourche est a entretenir, l'avais je oublié ? une femme d'un magasin de location, stupide femme pas tres accueillante, me dit deux euros pour regonfler ma rock shox - bon, 2 euros - on trouve la bonne pompe - ce technicien ne sait pas a combien gonfler, bon c'était trop mais tant pis - le gonflage sera tres bien et je suis ravie de résoudre ce problème - Et, la manager me demande finalement 10 euros; la greluche en mal-être de son surpoids ou de sa ménopose ou est-elle indisposée ? je lui dis non ce n'est pas possible et ce n'est pas le prix annoncé - elle me hurle dessus avec son anglais pire mauvais que le mien - j'ai envie de l'insulter - mais je garde mon sang froid qui bout de désespoir, de la stupidité de ce monde grotesque - je range mes deux euros et je me barre !!!
Apres j'étais stressée d'avoir vecue cette situation désagréable - je n'avais qu'une envie : trouver le calme, mais sortir de Barcelone prend un peu de temps et c'est long - Je me retrouve coincée entre autoroutes et voie ferrée - un pure brouhaha - avance petit caillou - au loin les montagnes de montserrat me reconfortent -
j2 : 62 kms 1500 D+ montserrat c'est beau
La montée de Montserrat se fait par la route - c'est donc facile et c'est jolie - j'aime les montagnes - la route est peu fréquentée - la haut : retrouvaille de la faune humaine en densité max - ce monastere est néanmoins magnifique , coincé dans les montagnes - la suite de la route est jolie jusqu'a ce que la trace se trouve parallèle a l'autoroute - le vent aide a réduire le bruit des voitures de l'autovia - la route est une piste cyclable géante - elle est desertée des voitures -
j3 : 68 kms - 500 d+ l'autoroute c'est nul, la pluie aussi, le vent aussi -
A contre courant du vent - je fais une horde contre le vent a moi toute seule - DAMASIO m'inspirerait-il plus aujourd'hui ?
A 16h la pluie s'invite je monte la tente sous une bonne pluie de merde - je n'ai pour moi que la liberté de pédaler - d'être ici et ailleurs - presque nulle part - mon esprit est un peu decu de la malchance - j'aime ma tente - mon duvet réconfortant -
j4 : 51 kms - 830 d+ soleil mais le vent c'est vraiment pénible -
Le vent de face rend la journée insupportable - c'est pas cool - trop de vent 50-70km/h - la veille on a recu des alertes confinement sur le télephone que je n'avais pas compris puisque c'était en espagnol - c'est eprouvant -
J5 = 15 kms - journée de pluie de merde - et retour du vent -
c'est le desespoir - La pluie est annoncée a 9h - je pars a 6h du matin, de nuit pour gagner un bar - pas de chance - elle s'invite plus tot - j'arrive trempée et desesperée - Je n'ose pas sortir de ce bar de toute la journée pour ne pas mouiller mon unique change sec - je checke toute la journée les variantes de plans -mais météo blue ciel ou france est incapable d'indiquer quelquechose de pertinent sur le vent - le soir, enfin je sors - je trouve un endroit entre deux arbres isolés potable et correcte - tout est detrempé - tout est calme et serein - bonne nuit -
puis vers 22h00 - le vent arrache la sardine de la porte de ma tente - je reste une heure adossée, dos au vent pour soutenir les arceaux - je suis en mode méditation dans mon duvet - franchement les bourrasques sont impressionnantes - je deciderais de d'enlever le double toit - et de ne garder que la chambre de la tente - le vent passe au travers - la tente est ok - les bouchons d'oreille dans les oreilles (quelle bonne idée de les avoir) et bonne nuit ! la déprime me guette -
j6 = 30 kms - 500 D+ le vent est infernal - et m'acheve -
la meteo annoncait fin du vent a 3h00 du matin - le lendemain matin la meteo annonce fin du vent a 9h00 puis midi - puis toute la journée le vent s'installe - le vent devient dangereux - c'est ma journée la pire - rafale a 90 km/h de face c'est dangereux - je decide de prendre une autre option - demi tour a une vitesse defiant toute conccurence - vent dans le dos - attention aux bourrasque néanmoins - le paysage est plus doux - plus agréable - je garde le moral - je ne sais pas pourquoi j'ai cette force - pourquoi je fais ça - en tout cas je le fais - j'ai trop envie de m'echapper - de mon quotidien - de mon monde - de ma vie - de moi - de ma solitude - enfin elle est toujours là mais avec mon vélo elle est plus sympathique - train Monzon- SARRAGOCE -
CA TOURNE AU NAUFRAGE
Le personnel du camping est adorable. Dans la nuit je deplace ma tente pour etre a l'abri du vent - AU matin je bois un café a la cafétéria du camping - A mon retour ma tente est déplantée - un arceau est cassé - le double toit est déchiré - À la réception, ils sont déjà au courant. Une responsable vient à ma rencontre : c'est Blanca. J'apprends que c'est un technicien du camping — le genre d'homme "illogique et impulsif" — qui a vu cette tente en dehors de l'emplacement. Ça l'a agacé, énervé. Il a voulu l'enlever, mais pourquoi ? On l'ignore. À cette période, il n'y a que deux tentes dans tout le camping..Apparemment, il m'a vue pleurer, perdue, et il s'en est voulu. La direction va faire le nécessaire avec ses équipes pour qu'une telle situation ne se reproduise plus. Pendant quatre jours, je ne poste rien sur mon groupe WhatsApp : je n'ai pas les mots... Le camping prend finalement tout en charge : ils m'offrent le bungalow et règlent l'auberge de jeunesse pour trois jours lors de mon étape dans le désert des Bardenas. Le matériel sera remplacé. Des rencontres fortuites avec des Français, une bière partagée et quelques sourires redonnent un peu de baume à mon cœur meurtri. Presque tout sera réparé, mais gérer seule ces aléas est difficile. Cet événement m'ont stoppée pendant deux jours.
CONCLUSION
J'ai l'impression de me faire surprendre encore par l'incompréhension du monde, de la vie, et des gens, même à 50 ans. Suis-je vraiment atypique dans ma force ? mon fonctionnement ? Dans ma fragilité ? Dans ma solitude ? Dans mon indépendance ? Dans ma féminité ? Dans ma manière de croire en une vie belle ? Je fais au mieux : je roule ! mais pourquoi je roule ? des fois je me sens dans une obsession un peu perdue dans ce mode solo, comme ci je ne connaissais que ce chemin pour me ressourcer -
Ce qui me faisait vibrer dans ce projet, c'était d'enchaîner les bornes. J'aurais voulu faire 100 km ou plus par jour. cela m'exitait vraiment sur cette trace - c'était mon objectif : une belle traversé EST OUEST - ou une belle boucle avec ce passage a BARDENAS - Je vis une grande déception, un voyage parsemé d'embûches.
La vie est parfois ainsi. Il faut simplement être patient avec soi-même et avec ce que l'existence nous présente. Traverser la tempête en se disant : qu'après la pluie viendra le beau temps, et qu'après le vent, viendra l'apaisement.
C'est une trace à parcourir plus vite, à cause de la morosité du paysage ou de la proximité de l'autoroute. Ce parcours serait rendu plus agréable si la météo avait été plus douce et le vent moins furieux. Il faudrait peut-être ajuster l'itinéraire pour s'éloigner du chemin de Compostelle (Camino de Santiago ou de jaume) sur les portions collées à l'autovía. Je reste convaincue qu'il y a moyen de mieux profiter de ce parcours, car les pistes sont très roulantes et faciles.
douceurs des photos - les evenements désagréables ne sont pas souvent immortalisés - comme une flemme - ou comme une resistance -
PARTIE 2 = vttour.fr/sorties/23524 LES BARDENAS BY TI CAILLOU








montserrat

de, jolies village - vite un bar pour s'abriter du vent - ou de la pluie -







By TiCaillou

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Barcelone- Mozon - Gravel - chemin compostelle par Montserrat- 

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