Sortie du jeudi 10 septembre 2026
Ororange
Conditions terrain
Tout bien tout sec sur l'ensemble du parcours !
- Les Casses Blanches : Pris en montée. Avec un VAE ça doit passer, sinon pour moi poussage quasi intégrale. Le chemin est assez sale sur la partie haute (peu fréquenté) et inintéressant sur les épingles sous la CF (piste raide et en graviers) (2/10)
- Balcon Ouest sous le Pic de la Ceinture : Lisse et roulant. Fait dans le sens NW --> SE (10/10)
- Col de la Ponsonnière (versant Nord) : En montée. Relativement roulant (8/10)
- Alternative au col de la Ponsionnière : Excellent pour pas se la coller sur le départ officiel du col (9/10)
- Col de la Ponsonnière (Versant Sud) : Un must dans ce niveau. La fin au dessus de l'Alpe est tout en cailloux et gâche un peu le plaisir. (9/10)
- Col du Lautaret > Pied du Col : Excellent, facile et bien balisé. Propre, bonne alternative à la route (8/10)
- Rif Tort : Lisse, peu pentu dans un environnement superbe (10/10)
- Les Arponnets > Plan Gerbout : En montée. Portage intégral un peu rustique
- Col de Pierre Blanche > Croix de Bellecombe : Seulement pris en descente à partir de 2373m. Un peu creusé par endroits mais sympa (8/10)
- La Buffaz > Beaune : Sec. Ok (8/10)
- Beaune > Villard Zembrun : Joli le long du torrent. Se rétrécit par endroits (8/10)
- L'Infernet : En montée, inroulable. Nombreux torrents qui ont charrié beaucoup de cailloux de toutes granulométrie rendant les passages malcommodes (2/10)
- Clot Raffin : Excellent. Quelques épingles plus dures et une fin raide et cailloux mais globalement plutôt T2 (9/10)
- les Gypsières : Difficile à noter... Paysage magnifique et lunaire mais plus que T3 à mon sens...
- Combe de Mortavieille : Quelques passages durs (8/10)
- les Clots de Ventelon : Relativement étroit mais joli balcon (7/10)
- Cabanote > Torrent du Gâ : En montée, portage
- Torrent du Gâ : Remontée plutôt pédalante jusqu'à la Buffe puis portage (6/10)
- Col St Georges > Col du Souchet : En montée, ça roule plutôt pas mal. Quelques poussage notamment au début de la remontée (7/10)
- Col du Souchet - lac Lérié : Beau lisse, parfait (9/10)
- Lac Noir et Lac Lerié : Pas si simple... Beaucoup de poussages pour moi (6/10)
- Col du Souchet > Le Chazelet par le GR54 : Tout facile sur la première partie, joli sentier quoique quelques ornières. Pas fait les épingles car opté pour Clot Raffin (8/10)
- Les Champs Lombards : Les Terrasses > La Grave : Pas très intéressant côté technique mais propre et rapide pour redescendre à la Grave (7/10)
- Croix de Bellecombe Champieu : Tout bien, quelques épingles un peu dures pour moi (9/10)
- Croix de Bellecombe par Péclet : RAS chouette (9/10)
Compte rendu
Attention, le CR promet d'être un peu long. Un résumé? C'était méga super génialissime!
Jour 1 : 28 km, 1750 D+, 700 D-. Le Bourget --> Amodon --> Polset --> Croix de Beaumollard (bivouac)
Jour 2 : 49 km, 2150 D+, 2000 D-. Croix de Beau Mollard --> Saint Michel de Mne --> Valloire --> Camp des Rochilles (Refuge non gardé)
Jour 3 : 26 km, 700 D+, 1400 D-. Camp des Rochilles --> col de la Ponsonnière --> Pont de l'Alpe --> Villar d'Arêne (Camping)
Jour 4 : 52 km, 1800 D+/D-. Villar d'Arêne --> Ventalon --> Emparis --> Le Chazelet --> Villar d'Arêne (Camping)
Jour 5 : 32 km, 1000 D+, 1200 D-. Villar d'Arêne --> Lautaret --> sous le col du Galibier --> Gypsières --> Bonnenuit --> Valloire (STOP)
Matériel : tente, tapis de sol, duvet, Jetboil, gaz, briquet, couteau, fourchette, sacoche de guidon, un change pour la nuit, doudoune, pompe, une chambre à air, rustines, démonte-pneus, frontale, genouillères/coudières, pull, barres de céréales/noisettes, de la bouffe, de l'eau et de la motivation!!!!
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L'idée d'aller rouler Emparis est venue assez naturellement, d'une part parce que ce plateau fait beaucoup parler de lui sur VVTour, mais aussi parce que je n'ai pu participer à la sortie organisée (mais non rapportée sur ce site) par les collègues en juin dernier. Qu'à cela ne tienne, je vais aller voir de mes propres yeux si c'est beau là-bas. Conclusion? Oué bof... Mais non je déconne!!! Allez, je vous raconte cette histoire.
A force de trainer avec des écolos à l'éthique démesurée, j'ai commencé à prendre le pli (enfin, c'est juste pour cette fois. Pour le reste, j'utiliserai ma bagnole!). A vol d'oiseau, les Hautes Alpes sont juste à côté, mais pour s'y rendre par voie terrestre, c'est une toute autre affaire. D'autant que je n'ai pas tracé le parcours le plus direct. Mais il fallait contenter plusieurs envies.
Envie d'aller se perdre en montagne, envie de découvrir l'envers du décor de certains paysages que je connais si bien. Envie aussi de solitude, de dormir dans des lieux reculés, d'avoir de beaux couchers de soleil, un peu de rusticité. Il y avait bien d'autres envies, comme celle de dormir avec la vue sur le Mont Blanc au lac de la Montagnette, envie d'aller balader au Grand Galibier, etc. Mais le tracé initialement envisagé était trop ambitieux pour le temps imparti, et pour mes capacités à avancer. Mais c'est ça aussi l'aventure, s'adapter à chaque instant et se réinventer, mettre son égo de côté et finalement, profiter différemment.
Personne pour m'accompagner pour partager. Partager les bons moments, les paysages, l'aventure. Mais aussi partager le poids du bivouac. Car la solitude a un poids et un prix, que j'ai payé de ma personne. Et en même temps, jamais été vraiment seule. La couverture réseau m'a permis de garder un brin de connexion, ne serait-ce que pour prévenir de mon avancée et rassurer Monseigneur. Et puis, il y avait toutes celles que nous sommes dans ma tête pour m'accompagner et caqueter sans arrêt : celle qui doute du bien fondé de cette aventure, celle qui a faim, celle qui doute de ses capacités de descendeuse, celle qui regarde le papillon passer, celle qui doute... Bref, c'est sans fin, mais la cohabitation s'est plutôt bien passée au final!
Bon et si on passait à la partie VTT? Parce que c'est bien beau tout ce blabla, mais on est aussi là pour parler crampons, cailloux et flow-ow... !
Un créneau se présente avec une incertitude sur la météo pour le 6e jour envisagé. Mais ça a le temps de changer d'ici là, alors GO! Départ du Bourget sous le soleil. La montée à Amodon sur le goudron est vite avalée. Puis ça se raidit sur la piste 4x4 et me contraint à un premier poussage. Cette première partie jusqu'au vallon de Polset, je l'ai déjà faite, je suis en terrain connu. Alternance de poussage et pédalage car il faut se ménager, ce n'est que la première journée. Redescente sur la route avant d'emprunter la piste qui monte vers le Télégraphe Chappe, et qui mène jusqu'à la conduite forcée qui draine Bonrieu jusqu'à l'usine de Bissorte. Et puis plus rien... J'avais vu qu'il y avait un chemin sur la carte, mais sur le terrain, c'est tout autre chose. Obstinée que je suis, commence alors un long poussage/portage sur une sente mal dessinée. M'arrêtant pour boire, je me rends compte que j'ai perdu une de mes gourdes... Quelle gourde! Je pose le vélo et fais demi-tour pour tenter de la retrouver. En vain! Je perds du temps et de l'énergie dans cette affaire. Mais la forêt est belle, les oiseaux chantent, il n'y a personne, profitons quand même!
J'arrive enfin aux Arponnets, mais ce n'est pas beaucoup plus roulant jusqu'à trouver la piste forestière de l'Arcelin que je remonte. Jamais venue par ici, mais comme c'est beau! Je passe les chapelles Notre Dame des Anges, puis Notre Dame des Neiges sur le vélo, puis ça se complique de nouveau vers le Genevret. On m'avait bien prévenue que c'était pas roulant par là bas, ben je confirme. Et comme je suis têtue ou stupide, ou les deux, je continue, vélo sur le dos. Lorsque je contourne enfin ce qui sépare le vallon d'Orelle des hauteurs du Thyl, c'est un tout autre paysage qui s'offre à moi. Des sentiers bien marqués qui ne demandent qu'à être roulés, des hautes herbes dorées qui oscillent dans le vent, de la douce lumière... Je passe du Mordor au Paradis! Quel changement! Enfin je peux pédaler! Je rejoins assez vite la croix de Beaumollard. Il est 18h et je décide de planter la tente ici. Ca ne sera pas la meilleure idée que j'aurai eu (mais pas la seule mauvaise...) car il y aura pas mal de vent tout au long de la nuit. J'avais misé sur le fait que ça allait se calmer mais non. Une fois le logement établi, je vais aux sources de la Grollaz pour une toilette improvisée et (très) rafraichissante et une recharge en eau. Première journée validée, mais beaucoup de montée...
La nuit ne sera pas très reposante, mais ça ne m'empêche pas de remonter en selle le lendemain. Direction le plateau de Bellecombe par une piste relativement roulante en prenant mon temps. Je me fais doubler par un trailer qui monte à tout berzingue. Au point 2373m, deux options s'offrent à moi : continuer vers le col de Pierre Blanche, Roche Jaille et le Collet Blanc et qui me promet quelques sueurs, ou descendre vers les croix de Peshamin et Bellecombe. Je n'oublie pas que mon objectif premier est d'aller à Emparis, et je choisis donc la 2e option. Le reste sera pour une prochaine aventure! La descente vers Peshamin est roulante, pas extrême mais le sentier est assez orniéré. Ca reste très plaisant. Arrivée sous la croix de Bellecombe, je me rends compte que c'est là que nous étions descendus avec le Diablo l'an passé! Pour la découverte c'est raté mais au moins, je sais à quoi m'attendre. Le sentier est toujours aussi ludique, avec quelques passages qui ne passent pas pour moi mais cette descente dans la forêt offre un voyage magnifique avec une difficulté modérée. J'évite de faire un bisous à l'arbre qui m'avait valu une chute l'an dernier. Puis j'opte pour une variante en direction de la Buffaz avant de descendre vers Beaune. Je prends ensuite le chemin qui longe la Grollaz (histoire d'aller de la source à la confluence!) et que le Diable m'avait fait découvrir. C'est toujours aussi beau et fluide mais je ne sais pas si c'est moi qui m'élargit ou le chemin qui rétrécit mais j'ai trouvé qu'il était franchement étroit à de plus nombreux endroits... Bifurcation vers la Porte à un endroit, non préméditée et non voulue mais je découvre un charmant village.
Arrivée à Saint Michel, il est déjà l'heure de déjeuner. Ravito à la boulangerie avant d'attaquer la montée. Pas envie de goudron, de voiture et de vélo énervés qui me doublent. J'opte pour la version piste au-dessus de l'usine hydro-électrique de Calypso qui mène vers les Casses Blanches. La piste est raide, non roulante, ça sera donc poussage. Mais très chouette de se retrouver si proche des gorges de la Valloirette, complètement improbable et au moins je suis à l'ombre. Ou n'essayerais-je pas de me convaincre que j'ai fait le bon choix? Bon en tous cas, je prends mon mal en patience, je roule quand je peux, sinon je pousse. Quelques portages sur la fin quand c'est trop raide et torturé (dont pas mal de dégueulis de cours d'eau intermittents qui rendent certains passages assez ardus). Je n'ai jamais été aussi heureuse d'entendre au loin les voitures et de retrouver le bitume de la route qui descend du Télégraphe en direction de Valloire! Un peu de goudron plus tard, je choisis une alternative d'un sentier VTT, très sympathique.
A Valloire, il est déjà fort tard (16h30 bien tassé). Je me tape une glace et un café avant de refaire le plein de victuailles à la superette. L'option de dormir au camping est abandonnée au profit du refuge non gardé du camp des Rochilles. Mais c'est qu'il faut y monter tout là-haut. Et après cette longue journée, riche en émotions, il faut encore que je monte ma carcasse là-haut! Mais la perspective d'une nuit en montagne sans planter la tente et d'une journée plus light le lendemain me pousse à reprendre la route. Un bout de sentier d'abord jusqu'aux statues de paille que je photographie sous tous les angles, puis la route jusqu'à Plan Lachat. Toute la piste qui monte aux Rochilles est déjà dans l'ombre quand je m'y attaque mais les sommets sont encore illuminés et m'accompagnent dans mes derniers moments d'effort. Si j'avais trouvé cette partie indécente de facilité il y a deux ans, ce n'est pas la même histoire aujourd'hui. J'alterne entre pédalage et poussage pour rejoindre le refuge. Conforme à la description (lits et matelas pour cinq), je partagerai ma nuit avec une mère et ses jeunes (plus de 20 ans les jeunes quand même) et le chien "Alpi", qui projettent la pointe des Cerces le lendemain. Heureuse rencontre ! Après un repas bien mérité, et qui a le mérite d'alléger le sac pour la suite, au dodo!!!
Le lendemain, j'émerge d'une nuit où j'ai peu dormi. L'altitude et l'effort ont fait battre le palpitant en mode allegretto toute la nuit. Debout à 7h15, j'attends que le soleil se lève, bois un thé, puis un café, puis pars me balader à pied. J'aurais dû monter aux deux lacs (qui ne sont que des flaques après un été aussi sec) mais flemme... Je reprends la route vers 9h30 seulement, redescends donc d'une cinquantaine de mètres sur la piste pour aller prendre le sentier Balcon Ouest sous le pic de la Ceinture. Comme c'est magnifique avec ce jeu d'ombres et de lumières!!! A couper le souffle! Je m'arrête de nombreuses fois pour le photographier et permettre au palpitant de redescendre d'un cran. Car si le sentier est lisse et facile, il n'en reste pas moins qu'il ne faut pas tomber, car c'est un peu pentu sur la droite... Bref, de quoi mettre en joie pour ce début de journée!
Le lac des Cerces est déjà pris d'assaut à mon arrivée. Soit par les randonneurs matinaux, soit par les bivouaqueurs qui ont dormi là. C'est pas la foule des grands jours mais ça reste mondu! La montée au col de la Ponsonnière par le versant nord est plus roulante que ce que j'avais imaginé et je me surprend à pédaler un bon bout de chemin. Bon mais je pousse et porte quand même un peu sur la fin. Arrivée au col, je suis de nouveau surprise par le paysage. Je suis venue là il y a une bonne dizaine d'année et j'avais oublié c'que c'était beau! Pause contemplation et barre de céréales, je discute avec un traileur qui me félicite d'être là en VTT musculaire. Nous avons une bonne conversation au cours de laquelle, je lui explique l'intérêt d'un électrique (je ne prêche pas pour ma paroisse là!) et que tous les détenteurs de VTTAE ne sont pas que des touristes, bien au contraire. Je crois l'avoir convaincu... En attendant, ma bécane, elle, tourne au barre de céréales et à la bière quand elle en trouve (tiens, ça fait un moment qu'on a pas rechargé... vivement ce soir!). Il est temps de repartir et je m'équipe donc pour une descente en sécurité.
Disgression ON : Le sentier du Versant sud de la Ponsonnière est interdit "du 27 juin au 6 septembre 2026" (cf arrêté, c'est écrit 8 septembre sur VTTOUR). J'avais bien regardé le truc (merci d'avoir mis l'info sur VTTour) et avais reculé au max ce périple pour répondre à la réglementation. Nous sommes le 6 septembre - un dimanche - et il paraitrait donc logique que le sentier soit encore interdit. Néanmoins, il n'est pas précisé "6 septembre inclus" laissant libre court à mon interprétation. Mea culpa si mon interprétation ne vous convient pas. Cela dit (mais ce n'est pas une excuse), vu le nombre de traces de VTT récentes que j'ai trouvé sur ce versant, je me dis que si l'interdiction devait être respectée, il faudrait bien qu'elle soit un peu mieux signalée... Disgression OFF.
Et ben, c'est un plaisir du début à la presque fin!!!! J'ai pris l'option à gauche du col pour m'éviter un départ trop sioux. Le reste est un pur bonheur. On aimerait que ça ne se termine jamais! Les randonneurs me laissent passer et je les remercie chaleureusement. Mais quand j'ai l'opportunité de m'arrêter je ne m'en prive pas et laisse passer les marcheurs. Je m'arrête également le temps d'une pause miam et d'une petite sieste ensoleillée. Quand j'émerge, je suis encerclée de moutons qui paissent tranquillement. Je repars en marchant à côté de mon vélo. Le berger m'a repérée et vient à ma rencontre. C'est donnant-donnant, il est content de voir que je ne veux pas effrayer ses bêtes, je suis contente qu'il m'aide à passer son troupeaux et ses chiens de protection. Dans ces moments, je crois fervemment au partage de la montagne et des activités.
Je repars sur le vélo sur le sentier toujours aussi bon puis ça se dégrade sur la fin qui est vraiment bof bof dans les cailloux qui me vaudront une petite chute (putain, mais Aurore arrête de freiner, mince alors!!!) sans gravité (quelques bons bleus pour devenir une dalmatienne) et c'est reparti. Grande banane malgré tout en arrivant à l'Alpe du Lauzet.
Je remets les protections dans le sac à dos et c'est reparti pour pédaler en prenant le GR50 qui longe la Guisane. Quelques grosses ravines un peu dégueu à passer, sinon c'est de la grosse piste, ça avance gentiment. Un peu de poussage sous le col du Lautaret, la fatigue se faisant sentir avant de prendre le sentier fléché qui surplombe la route. Parfait pour une fin de petite journée. Je me laisse glisser jusqu'au camping municipal de Villar d'Arêne où j'arrive à 16h30. Je pose mes bagages pour deux nuits là-bas avant de m'offrir un bon décrassage sous la douche. Fini de sentir le bouc, je redeviens la gente dame que je suis en temps normal (si je l'ai jamais été...). Une bière avec un copain qui est de passage dans le coin au bar juste en bas me permet de recharger les batteries. Je me paye le resto en discutant avec un gars qui m'apprend qu'il existe des courses improbables de VTT et qu'il a fait la trans Balkans dernièrement. Vous saviez, vous, qu'il existait des mabouleries pareilles???? Je me couche pas trop tard pour être en forme, avec en tête, l'objectif du lendemain : Emparis me voilà!
4h du mat, je suis réveillée par des plic-plocs sur la toile de tente, même chose à 6h. 8h, je passe la tête par l'ouverture, le ciel est maussade et annonciateur de nouvelles pluies. C'est quoi c't'affaire??? C'était pas prévu au programme!!! Impossible de rouler sous la pluie, je suis en sucre et je vais fondre!!! Je me dirige vers la salle hors sac du camping, tout confort, pour prendre le petit déjeuner. Alors que je suis attablée, fort occupée à rafraichir la page de météoblue avec son radar et prévisions de précipitations, le point bleu fixé sur Villar d'Arêne, un quidam tient une conversation derrière moi avec un couple qu'il vient de rencontrer. Le genre Monsieur-je-sais-tout-j'ai-tout-vu qui parle fort pour tenir ces propos que je relate ici strictement "Le Mont Thabor, j'y étais, et ben c'est moche. Vous imaginez un sommet de 5000m qui se serait écroulé et qui n'en fait plus que 3000. Un tas de cailloux". Et d'ajouter "en plus, il y a un monde là-bas. Et alors, il y a aussi des masculinistes qui portent leur vélo jusque là haut et en plus ils parlent fort comme s'ils avaient des choses à prouver"... Bon s'en est trop, je ferme les écoutilles, ce gars là ne vaut pas la peine d'être écouté... Donc messieurs les masculinistes, gare à vous!
10h30, un coin de ciel bleu apparait, c'est le signal attendu! Je me jette sur mon vélo, rassemble quelques affaire en vitesse. Aujourd'hui, c'est light : pas de bivouac, que la gourde, le matos de réparation et quelques vivres. Une journée normale de VTT quoi... Je pars pour prendre un sentier repéré sur la carte et qui longe la Romanche. Mauvaise pioche, 100m après le départ, entrée dans le Parc des Ecrins. Dommage, le sentier avait l'air chouette, mais pas question d'enfreindre la loi. Je rebrousse chemin et remonte la pente jusqu'à Villar d'Arêne (le camping étant en contrebas) par la route. Je fais un détour par la Grave pour un deuxième petit déjeuner café-pizza, et reviens sur mes traces pour monter en direction de Ventelon par la route. Piano-piano, j'arrive là-haut. Je suis le tracé de l'Ultra Raid(e) de la Meije. Grosse piste, puis sentier, puis re grosse piste pour monter sous le refuge du Pic du Mas de la Grave. Ca déroule bien et c'est un vrai long voyage, jamais dur (surtout quand on est à la cool comme moi) et au cours duquel le paysage change et on ne se lasse pas. 14h, nouvelle pause déjeuner le long du cours d'eau.
Arrivée à la baraque de la Buffe, commence le seul gros raidillon de la journée. Masculiniste que je suis, je me mets en devoir de porter mon vétété-trophée ! le chemin doit être sympa à descendre, hormis un très court passage tout en bloc. Arrivée, à l'intersection à 2300m, la masculinisterie a assez duré, pas de Pic du Mas de la Grave, je laisse le sommet pour une prochaine. Je pose le vélo à terre et emprunte le chemin qui longe le Rif Tort. Changement de paysage, changement de difficulté : la descente n'est que plaisir, toute lisse et peu pentue, les marmottes qui courent de ci et de là à mon approche, pas âme humaine qui vive. Pouah... quelle émotion! J'arrive trop rapidement au parking de la piste qui monte depuis Besse. Pas grand monde en ce lundi de septembre et bon, il est 16h30. Beaucoup sont déjà repartis pour ne pas être en retard pour l'apéro!
Je remonte la sente en direction du col du Souchet par le GR54. Le départ est un peu raide puis ensuite ça roule plutôt bien. Je prends la direction des lacs : Lac Noir en premier puis Lac Lérié. L'endroit est fort photogénique mais je ne m'attarde pas, dommage mais pas envie de redescendre à la frontale. Les bivouaqueurs attendent sagement 19h pour planter la tente. Je tourne le dos à la Meije, et repars sur les sentiers. Encore une fois, c'est un pur bonheur. Décidément, le plateau d'Emparis et ses alentours est une mine d'or pour les VTTistes avec un petit niveau comme le mien. Après une longue traversée j'attaque la descente sur le Chazelet en prenant l'option de gauche (Clot Raffin) qui semblait plus simple d'après les infos glanées sur le site. Côté T3, mon égo se gonfle... Rendons nous à l'évidence, c'est plutôt un bon T2 avec deux ou trois épingles plus ardues qui méritent un T3 (et que je ne passerai pas toutes). La fin toute raide et cailloux gâche un peu le plaisir, mais ça avance vite. Arrivée au Chazelet, je poursuis le GR54 qui descend à la Grave. Entre grosse sente et single plus étroit, ça file jusqu'en bas. Ne reste plus qu'à rentrer au camping par la route, les étoiles plein les yeux et les derniers rayons du soleil enveloppant le plateau d'Emparis tout au loin.
Le lendemain sera le dernier jour de ce périple. La pluie est annoncée pour le surlendemain et l'aventure a assez duré. L'objectif atteint, il est plus dur de faire la route retour. Au petit déjeuner, je mange le dernier morceau de fromage qu'il me reste (tome à l'ail des ours avec le thé, c'est excellent! mais seulement au delà d'une certaine altitude hein...). Malgré un sac bien allégé, il n'en reste pas moins lourd comme une enclume. Les yeux bouffis, je remonte sur ma bécane avec l'objectif de prendre la route du Lautaret puis du Galibier pour basculer sur le versant Maurienne. C'est un enfer. J'ai mal au popotin comme jamais et je suis obligée d'alterner pédalage et marche. La route du Galibier est très passante. Peut-être aurais-je mieux fait de prendre la grosse piste qui part plus à l'est? Mais j'étais pas sure de la rouler et en plus fallait redescendre (au moins 50m de dénivelé...) pour remonter... Finalement, je prends mon mal en patience sur le bitume, me fais doubler un nombre incalculable de fois, croise des belles voitures, et arrive enfin au Monument Henri Desgranges.
Je bifurque par là mais ne m'attarde pas, le vent est intense et froid. Je me dirige vers les Gypsières tout en sachant que ça risque d'être un peu ardu. Bon soyons clair, j'ai dû rouler 5% du chemin (le temps de faire une photo avec le VTT et moi dessus...). Pas du tout le même T3 que la Ponsonnière! C'est paumatoire, et ça semble passer un peu de partout, l'important est d'avoir une direction. Au final, j'ai porté le vélo une bonne partie du chemin dans les gypsières mais peu importe, le voyage géologique valait cette souffrance! J'aurai au moins vu ça, sans regret!
Je rejoins enfin la sente qui descend de Colomban Noir pour attaquer le sentier de la Combe de Mortavieille. Avec le raid qui passe bientôt par là, le sentier est jalonné de ses petits drapeaux roses, impossible de se perdre. Un peu trop fatiguée pour apprécier le sentier à sa juste valeur, et sûrement un peu de manque de technique de ma part, ça ne sera pas la meilleure descente du séjour, mais ça donne un objectif pour y revenir! A Bonnenuit, un bout de route, un bout de piste et me revoilà à Valloire. Manque d'énergie complet, je prends l'option "appel au copain" pour qu'il vienne me chercher. Je suis cuite (musculairement) et recuite (par le soleil) et je n'envisage même pas la "petite" remontée au télégraphe pour aller à sa rencontre ou même descendre à Saint Mich par les sentiers. J'attends la voiture à l'ombre et tac pour l'éthique!
Retour à la maison, rapide tour au potager pour voir les cadeaux qu'il a à m'offrir, la pluie du lendemain s'occupera de l'arrosage pendant que je ferai le bilan de ces cinq jours passés sur le VTT (ou presque). Et quel est-il? Première conclusion, il faut que j'arrête de faire vouloir rentrer 2 journées normales (pour moi) de VTT dans une seule, mais ça je le savais. Pour le reste, ce n'est que joie et bonheur (bon et quelques bleus en plus). Les envies ont été comblées, what else? Ce voyage aura été l'occasion de découvrir plein de paysages magnifiques et de faire naître d'autres projets. Car le Pic du Mas de la Grave m'attend, tout comme le Collet Blanc, le Pic Blanc du Galibier, et tant d'autres sommets! Avis aux amateurs! Car la solitude a du bon, mais le partage de moments aussi intenses peut être tout aussi appréciable.
Il me manque tout de même la dernière journée de VTT qui permettait de boucler la boucle en passant par le col des Marches et le col de Sarrazins avant de redescendre sur Modane. Si l'occasion se présente, je viendrai finir ce périple!
A bientôt pour de nouvelles aventures "from home"...

En avant pour l'Aventure
© VTTour/Ororange04.09.26 09:30113 vu
Un très joli chemin tout en forêt moussue et ombragée
© VTTour/Ororange04.09.26 10:30128 vu
On est pas bien là?
© VTTour/Ororange04.09.26 10:32111 vu
La grosse piste facile à rouler, tout en balcon
© VTTour/Ororange04.09.26 11:00106 vu
Télégraphe Chappe
© VTTour/Ororange04.09.26 11:12109 vu
Premier portage du périple, ça sourit encore... pour l'instant!
© VTTour/Ororange04.09.26 13:20158 vu1 

Notre Dame des Anges
© VTTour/Ororange04.09.26 15:36127 vu
Trop facile avant un nouveau portage/poussage
© VTTour/Ororange04.09.26 16:03187 vu1 

Dans le rétro : ici, c'est le paradis, derrière la crête, Orelle et son Mordor
© VTTour/Ororange04.09.26 18:09144 vu1 

Ecrin de dorure devant les Ecrins
© VTTour/Ororange04.09.26 19:36134 vu
Bréquin Bad!
© VTTour/Ororange04.09.26 19:52133 vu
Posée à la croix de Beaumollard
© VTTour/Ororange04.09.26 19:57135 vu1 

Source de la Grollaz
© VTTour/Ororange05.09.26 08:32130 vu
Première vraie descente en direction de Peshamin, quel pied!
© VTTour/Ororange05.09.26 09:22126 vu
Au revoir les Encombres
© VTTour/Ororange05.09.26 09:49123 vu
Sentier sous la croix de Bellecombe, jalonné de ponts en bois
© VTTour/Ororange05.09.26 10:08122 vu
Le long de la Grollaz
© VTTour/Ororange05.09.26 10:55116 vu
Dans La Porte
© VTTour/Ororange05.09.26 11:22117 vu
Barrage de Saint-Martin-la-Porte
© VTTour/Ororange05.09.26 12:47123 vu
Montée raide mais ombragée vers les Casses Blanches
© VTTour/Ororange05.09.26 13:13124 vu
Les Gorges de la Valloirette
© VTTour/Ororange05.09.26 13:17135 vu1 

CF de Calypso
© VTTour/Ororange05.09.26 13:40133 vu
Mamelles de Beaune
© VTTour/Ororange05.09.26 14:2797 vu
© VTTour/Ororange05.09.26 17:3198 vu
© VTTour/Ororange05.09.26 17:3195 vu
© VTTour/Ororange05.09.26 17:3193 vu
© VTTour/Ororange05.09.26 17:33100 vu
© VTTour/Ororange05.09.26 17:33139 vu
© VTTour/Ororange05.09.26 17:34107 vu
Montée aux Rochilles
© VTTour/Ororange05.09.26 18:34104 vu
Aiguilles d'Arves à droite dans le soleil couchant
© VTTour/Ororange05.09.26 19:35102 vu
Dernier rayon de lumière dans la montée aux Rochilles
© VTTour/Ororange05.09.26 19:42101 vu
Réveil sur le camp des Rochilles
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Départ du sentier balcon ouest sous le pic de Ceinture
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Dans le rétro
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Sentier balcon
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Une vie de mouton, brouter de l'herbe sous l'oeil du Grand Galibier
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Aiguilles d'Arves, dernier coup d'oeil pour le recto. La prochaine fois, je verrais le verso!
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Col de la Ponsonnière, c'est parti pour la descente
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Sentier du col de la Ponsonnière, versant sud
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Toujours le même paysage, c'est lassant
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Grand Lac (ben c'est comme ça qu'il s'appelle, hein!)
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Arêtes de la Bruyère
© VTTour/Ororange06.09.26 11:43102 vu
Toujours du bon sentier
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Un peu de Géologie
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Longue piste du GR50
© VTTour/Ororange06.09.26 14:52108 vu
Chapelle de la Madeleine
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Col du Lautaret, c'est écrit dessus!
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GR50 qui surplombe la route
© VTTour/Ororange06.09.26 16:16106 vu
Posée et trouvé une utilité au VTT : étendoir à linge
© VTTour/Ororange06.09.26 17:38121 vu
En Savoie, on a plein de Pont des Chèvres, dans le 05, c'est Pont des Brebis!
© VTTour/Ororange07.09.26 10:57113 vu
2e petit déjeuner : Café - pizza
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Montée depuis Ventalon
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Gens de la Fontaine
© VTTour/Ororange07.09.26 12:28117 vu
Petit passage câblé
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Le chazelet, je repasse plus tard
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Les Grandes Rousses au loin
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Balade en mode léger, le pied!
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La Reine Meige Rayée
© VTTour/Ororange07.09.26 14:59101 vu
C'est ce qu'on appellerait, un carré de verdure...
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Masculiniste et fière de l'être (voir CR)
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Alp'age
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Aiguille de la Saussaz on dirait..., tout bien mieux dans le paysage plutôt que d'être dedans avec le bike!
© VTTour/Ororange07.09.26 15:47101 vu
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Rif Tord bien tordu
© VTTour/Ororange07.09.26 15:59101 vu
Le Marais (05)
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Le Verso des Aiguilles d'Arves, enfin!
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Mottu et bouche cousue
© VTTour/Ororange07.09.26 17:1898 vu
© VTTour/Ororange07.09.26 17:2896 vu
Tout ça pour ça!!!!! Bon allez, je me casse
© VTTour/Ororange07.09.26 17:35106 vu1 

Rien à dire, c'est juste excellent
© VTTour/Ororange07.09.26 18:27102 vu
© VTTour/Ororange07.09.26 19:04111 vu
Emparis dans le soleil couchant
© VTTour/Ororange07.09.26 19:4393 vu
Adieu la Romanche... pour le moment
© VTTour/Ororange08.09.26 10:0185 vu
En tous cas, pas la route...
© VTTour/Ororange08.09.26 10:1392 vu
Ils sont tout bien prêts!
© VTTour/Ororange08.09.26 10:22101 vu
Dans la montée du Galibier
© VTTour/Ororange08.09.26 11:4789 vu
On échange les montures???
© VTTour/Ororange08.09.26 11:48102 vu
Idem
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Une flaque
© VTTour/Ororange08.09.26 13:0492 vu
Départ du sentier des gypsières dans le trou à gauche
© VTTour/Ororange08.09.26 13:0587 vu
Fichtre, il reste encore des névés???
© VTTour/Ororange08.09.26 13:0690 vu
© VTTour/Ororange08.09.26 13:0789 vu
Dans le rétro, ça descend là-dedans... Mais pas pour moi
© VTTour/Ororange08.09.26 13:3388 vu
En avant les gyspières!
© VTTour/Ororange08.09.26 13:47111 vu
Gypse
© VTTour/Ororange08.09.26 13:5095 vu
© VTTour/Ororange08.09.26 13:5688 vu
Entre deux monticules pas encore dissolus, c'est moi qui fond!!!
© VTTour/Ororange08.09.26 14:2391 vu
© VTTour/Ororange08.09.26 14:5988 vu
Le long de la Lauzette
© VTTour/Ororange08.09.26 15:1090 vu