Longueur : 30 km
Denivelé : 800 m
Sentiers associés :
Sortie du samedi 11 septembre 2010
- Vallon du Furon > Auberge des Allières > Collet du Furon : Nombreux obstacles bovins.
- Col de l'Arc (versant Ouest) : A quelques gouttes de sueur près, c'est sec.
- Col de l'Arc (versant Est) : Sec sur le haut, légèrement humide à tendance glissant sur racines et pierres une fois dans le bois.
- La Pissarde inférieure (rive gauche) : J'imagine que c'était sec.
Compte rendu (par blindman)
De part sa réputation (tout du moins locale) la descente du col de l'Arc attire les convoitises VTTistes, en particulier celles de Will, qui après une première épreuve du feu il y a quelques semaines voulait absolument y revenir, et qui réussi en ce jour à m'y trainer à mon tour, et ce malgré quelques a priori de ma part sur la difficulté de la chose, que je pensais au dessus d'un Moucherotte, la dernière sortie là haut ayant laissée quelques traces psychologiques. C'est bon vous pouvez respirer, la première phrase est terminée.
Bon bref, tout ça pour dire, que finalement, c'était pas si terrible...pas facile, mais pas autant que je me l'étais imaginé (je me voyais bien tout redescendre à pied tiens!). Pour commencer, les 300m de portage se sont révélés beaucoup moins pénibles qu'attendu (pour moi -- vous aurez d'ailleurs compris que vous avez affaire à un CR de mégalomane racontant sa vie à qui veut bien la lire, le fameux Will ne servant que d'introduction à cette tirade lyrique -- ça ne veut rien dire? C'est tout à fait normal ) grâce au test d'une nouvelle technique de portage sur le dos over-méga-buzz kipcool, qui me change de l'horrible portage à l'épaule :ill:. J'y ai même pris plaisir, un comble! Pour ce qui est de Will, je vous laisserait découvrir par vous même :D
Nous voilà donc arrivés au fameux et convoité col, les vélos sur le dos. Et voilà t'y pas qu'on nous matte comme des extra-terrestres (j'embaume un peu l'histoire, histoire de). Z'ont jamais vu des VTTs?! Bande de plouc va! :p Blague mise à part (je précise, on sait jamais), on a la chance de voir le Mont Blanc surplomber l'écoulement de gaz d'échappements de la vallée aujourd'hui. C'est après quelques photos, un coup de téléphone et 3 roulades pétaradantes d'un charmant bambin qu'on attaque la descente. Et là que dire...plus le temps ou l'envie de prendre des photos comme Will le voulait lorsqu'on est parti de Grenoble: on oublie tout ça, on se concentre sur la descente, les marches, les rochers et autres graviers, les racines, les dévers, et on prend notre pied! Ca passe pas à mach 2, c'est juste technique comme je vouais en faire depuis que je suis revenu du Jura, faut se concentrer, rester agile. Tout ne passe pas, loin s'en faut, mais quel plaisir cette descente, je ne l'oublierai pas, je ne suis pas un ingrat!
Mais avant d'en atteindre la fin, on quitte la trace descendant jusqu'à Saint-Paul, et on se tape une superbe remontée à tendance poussage. Une autre trace est à l'ordre du jour: la Pissarde! Un tracé sur lequel nous avons flashé, et qu'il nous tardait d'essayer (et ceux d'autant plus que la fin de la descente du col est selon Will "nulle" (restons poli), une espèce de grosse pistasse à caillasses).
Arrive alors le début de la Pissarde avec ses escaliers, tout le tintoin...On attendait quelque chose de grandiose encore une fois, des marches, du cassant à gogo, de quoi donner le sourire à nos montures. Mais rien dans un premier temps, à peine une piste en caillasse longeant la rivière. Bon, ok, soit, p'têt bin qu'on s'est planté quelque part, p'têt bin qu'non, peu importe c'est fait. On retrouve la route et décide de la remontée sur une bonne centaine de mètres (sur les conseils de Jeuneucépluki trainant plutôt sur Singletrack me semble-t-il). Un premier départ à gauche est en vue, on plonge dedans sans se poser plus de questions, on a les dents, on veut rapidement effacer la petite déception d'il y a quelques minutes. Ca descend sec, quelques virolos, racines, pas dégueux en somme...mais pas de pierriers comme on s'y attendait. Bizarre, mais admettons, on devait se faire des plans sur la comète. Petite éclaircie, on sort du bois, et c'est là que le drame arriva: rejoignant la piste que nous emprentions, se présente sur ma droite une majestueuse dalle qui n'attendait sans doute que nous...Aïe, le doute m'assaille: se serait-on précipité pour louper le vrai départ du grandiose? Pendant ce temps, Will reçoit un appel de sa douce, on est retard, va falloir tracer sur le retour. Et au moment de redémarrer, un choix s'impose: continuer sur la large piste initiale, ou partir à gauche sur le frêle single? La décision est vite prise, trop vite sans doute, le stress du dernier appel précipite les choix. On continue tout droit... Epic Fail du jour si j'ose dire, on redémarre sur une piste caillasseuse à souhait qui ne s'achèvera qu'une fois arrivé au village. Autant vous le dire sans détour mais, aujourd'hui, avec la Pissarde, on a grave chier dans la colle. En adoptant la positive attitude, on se dit que ce sera l'occasion de revenir...mais quand même, c'est repoussé à la prochaine fois ce qu'on aurait pu/dû faire aujourd'hui, pour peut-être une plus grosse déception encore qui sait (pessimiste avez-vous dit?).
Et le meilleur pour la fin bien entendu :) faut rentrer les pépères, huuummm le bon cours Jean Jaurès qui se profile à l'horizon, attendu toute la journée celui là.
En somme c'était pas si mal, la descente du col est vraiment terrible, technique comme il faut. Donc en deux mots comme en cent: à refaire! Et pas question de louper la Pissarde cette fois!
Et pour ceux qui se demandent, non, je ne suis pas payé à la page, pas payé du tout en fait.



