Départ : Besse-en-Oisans (1564 m)
Longueur : 40 km
Denivelé : 1600 m
Massif : Grandes Rousses / Pays d'Arves
Sommets associés : Plateau d'Emparis
Topos associés
Sentiers associés :
Sortie du jeudi 18 août 2011
Conditions terrain
Globalement sec, bon grip.
- Col du Souchet > Le Chazelet par le GR54 : Un peu abîmé par les troupeaux entre les ruines du chalet de la Loge et pré Veyraud. Les travaux de réfection de la piste de ski au Chazelet coupent le GR 54 à plusieurs reprises.
- Plateau d'Emparis > Besse en Oisans par le GR 54 : Pas mal raviné entre le col St Georges et le col Nazié. Des traces de motos sur le sentier.
Compte rendu
Après avoir laborieusement mis à la porte mes camarades de libations de la veille au soir, direction Besse; départ à 11h, en retard sur l'horaire, comme d'habitude. La montée au col St Georges est vite avalée (1h40, en comptant les pauses pour laisser passer les voitures, fort nombreuses).
Arrivé sur le plateau, c'est, comme j'imagine que ça a été le cas pour tout le monde avant moi, la sensation d'arriver au bout du monde qui m'accueille. Un coin de nature à l'écart de la civilisation (ou presque); les steppes de Mongolie à une heure et quart de voiture de Grenoble - avec en prime un bon vent glacial qui crédibilise encore plus la chose.
La remontée au col Souchet est surprenament roulante, mis à part les quelques courts coups de cul, et après s'être extasié sur la Meije, qui ne me quittera plus pendant un bon bout de temps, je file dans la descente sur le Chazelet.
Je dois admettre que j'ai été un peu déçu par celle-ci; filante, assez lisse sur sa majeure partie, mais pas franchement joueuse. Sous le téléski, le sentier se perd dans un dédale petites sentes, encore brouillé par les travaux de réfection de la piste de ski. A voir si la variante par le clot Raffin n'est pas plus rentable, en l'état.
Après m'être battu contre un maillon automatique capricieux et avoir rempli le Chameaudos à une source dont on ne saura probablement jamais si elle était potable, j'entame la loooongue mais pas désagréable remontée du vallon du Gâ.
Dernier moment de bravoure: le portage pour atteindre le collu qui donne acces au torrent de rachas. L'isolement du lieu enchante autant qu'il terrifie, surtout quand une petite faim commence à prendre le chemin de la franche hypoglycémie.
La traversée jusqu'au chalet Ougier paraît irréellement longue et roulante, bien que quasi à plat, et encore une fois dans un isolement total.
Après la très courte remontée au col St Georges, on attaque la dernière descente, assez sympathique dans son genre technico-ludique-qui-roule-et-qui-brasse-pas-trop, et rentable puisqu'elle semble ne jamais voulir finir.
Attention toutefois, ça commence à être bien raviné, et certains pif-pafs sont coupés sans vergogne (sans vouloir faire du délit de sale gueule, j'ai comme l'intuition que les motos associées aux traces de pneus que j'ai relevées sur le sentier n'y sont pas totalement étrangères...).
Arrivée à Besse bien cramé, les excès de la veille se font bien sentir ;)
En conclusion, une belle journée, et un coin qui vaut le détour pour ses paysages sublimes. J'y reviendrai sans aucun doute pour les autres singles du coin.
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