Longueur : 30 km
Denivelé : 650 m
Massif : Belledonne
Sommets associés : Croix de Chamrousse Lac Luitel Montchaffrey
Sentiers associés :
Sortie du lundi 09 juillet 2012
Conditions terrain
Sec sur les Van, Lac Achard. Un peu humide en dessous. Parfois très gars sur la Fontaine du Mullet
- Col de la Botte > Col des Lessines : A la descente, puis a la montée après le Grand Van. Très bonne conditions, sentier propre.
- Le Grand Van > Col des Lessines : En A/R. Malgré un tracé de sentier acceptable, caractère extrême tout du long. Enlevé pas mal de pierres éparses lors de la montée.
- Croix de Chamrousse > Plateau de l'Arcelle par le Lac Achard : the BEST !!!! Technique, joueur, esthétique, peu de pente... tout les ingrédients réunis pour du grand VDM. Plusieurs sentes par endroit, mais pas étonnant vu la très grosse fréquentation du secteur.
- Fontaine du Mullet : Humide, un très gros tronc au travers et pierreux.
Compte rendu (par Geux)
Iti suivi : Chamrousse -> Sommet -> C'était technique -> C'était bien -> C'était beau - > C'est nul, moche, humide, large...
Ou ... comment pourrir une sortie le jour de l'anniversaire de son compère.
Tout commença par un bon vieux débinage en règle pour une "vraie" sortie. Du coup, grasse mat, mais j'essaye quand même de rattraper le coup en vendant à Julien un plan VFD/Chamrousse.
Départ pour le 6010 de 14h10 dans un bus rempli de petites vieilles allant aux thermes d'Uriage...
Arrivé à Chamrousse, on choisit l'option "safe qui nous fera gagner" du temps, et arrivons donc a 2200 sans une goute de sueur.
On a comme qui dirait la légère impression d'avoir triché mais bon, l'air de rien, il est déjà 16h, ce qui a son importance, on le verra par la suite.
De là donc descente dans la station idyllique de Chamrousse sur le Col de la Botte, puis sur un single alpin tout moche :lol:, avec un randonneur grincheux pas content qu'on ne l'ait pas remercié de nous laisser passer, comme ses trois autres camarades...
Du Col des Lessines, on jette un coup d'oeil vers le haut (et non pas devant nous), et la décision se confirme, on part pour le Grand Van !
Là, pas de surprise, c'est un portage intégral de presque une heure qui nous attend, ou l'on prendra bien soin de nettoyer le sentier de quelques pierres... déjà toutes revenues lors de notre passage en descente (le coin étant vraiment propice aux éboulements, c'est le seul moyen de préserver le sentier, à qui ça ne fait de toute façon pas de mal).
Là encore, petite séance lobbying "MBF approved" auprès d'un couple de randonneurs visiblement sympa, mais qui regrettent la présence de vélos en montagne, car ils ont pour effet de "dégrader les sentiers : la preuve, regardez les sentiers en station"... pfff...d'une logique à toute épreuve, comme d'hab.
Arrivée "semi-glorieuse" au sommet ou on partagera une Chimay Rouge en admirant les lumières (ou les fumerolles) de fin d'après-midi sur l'Oisans...
De la commence la descente ... et quelle descente !
Un bagage minimum T4+/T5 est le strict nécessaire pour aborder cette descente, qui comporte quelques passages T6 !
Peu de NR (~10/15% au niveau des deux pierriers chaotiques), mais un certain gout d’extrême, la faute à un terrain de nature très très fuyante.
75% de passé pour ma part, nettement moins pour Julien, mais c'était vraiment très loin d'être donné.
Arrivé au Col des Lessines, on repart vers le Col de la Botte via le même sentier qu'a l'aller en quatrième vitesse, voyant le ciel se noircir.
On enchaîne sans vraiment prendre le temps d'admirer le paysage (pourtant magnifique) en direction du col de l'Infernet. Le sentier, fort sympathique, donne toutefois une impression bizarre, très hétérogène: du roulant bien lisse T2/T3 entrecoupés de passages T5 et NR, bref un peu haché.
En revanche, à partir du col de l'Infernet, et jusqu'à l'Arselle, c'est un énorme gavage de technico-ludique (T4), dans un cadre somptueux, avec les lumières du soir (ce qui nous vaudra un petit arrêt photo sur les dalles bien grippantes au bord du lac Achard) et pas un chat sur le sentier. Mention spéciale à la portion sous le lac, bien intense et sans relâche, qui nous collera la banane comme rarement.
Arrivés à la cabane de ski de fond de l'Arselle, nous percutons que suite à un malentendu dont nous avons désormais le secret, la voiture de Julien est garée à Uriage, pour un atterrissage du topo originellement prévu...à Séchilienne! A ce moment, et tenu compte de l'heure déjà avancée (pas loin de 20h) une décision tragique mais nécessaire s'impose : tant pis pour le topo, on va essayer de tirer au mieux (c'est à dire au pire) sur Vaulnaveys, en essayant de choper un max de monotraces au vol. Au fur et à mesure d'une descente à la scabrosité légendaire, cet objectif sera drastiquement revu à la baisse jusqu'à devenir "arriver à la voiture avant la nuit".
Pour ne pas remuer le couteau dans une plaie encore vive et douloureuse, on dira juste que chaque tronçon de pistasse réussit l'exploit d'être encore plus nul que le précédent, en atteignant toutefois un sommet dans la nullité au dessus des Roberts, avec une pistasse raide, ruisselante d'eau, recouverte d'une boue grasse, et parsemée de caillasse roulante.
Bref, le genre de descente qui, pour un peu, vous ferait presque envisager la route comme une option viable, et nous fûmes d'ailleurs exaucés, quand il fallut remonter les 5 km de bitume qui nous séparaient encore d'Uriage.
Arrivée à la voiture à 21h17, dans une ambiance de désespoir et d'amertume, ainsi que dans une pénombre déjà conséquente. Je vous laisse imaginer nos têtes respectives, ce matin, quand on est tombés sur ça: www.vttour.fr/sentiers/dh-de-chamrousse,4059.html
En résumé, une montée digne d'excommunication, un sommet brutal avec binouze à la clé, un gros gavage dans du T4 *****, et une loose d'anthologie pour deux pieds nickelés incapables de topoter correctement. Finalement, quoi de mieux pour fêter dignement un anniversaire?
















